De son baccalauréat à son poste actuel, Cyrielle Crouzil  nous raconte tout.

De son baccalauréat à son poste actuel, Cyrielle Crouzil  nous raconte tout.

Une formatrice en ESF et CAP AEPE du CPES-IPRESS partage son parcours avec nous.

  • Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît ?

Je suis Cyrielle Crouzil, enseignante dans le secteur social et médico-social depuis 2016. Conseillère en Economie Sociale Familiale, travailleuse sociale, depuis 2011.

Je suis mariée et j’ai deux enfants.

 

  • Parlez-nous de votre parcours professionnel.

Diplômée d’un baccalauréat sciences médico-sociales en 2008, je me suis réorientée vers le BTS ESF (Economie Sociale Familiale) obtenu en 2010. J’ai poursuivi mes études en troisième année d’ESF jusqu’à l’obtention du diplôme d’Etat de Conseiller en Economie Sociale Familiale en 2011.

J’ai commencé à travailler dans le secteur médico-social auprès de personnes en situation de handicap mental et psychique pendant mes années d’études supérieures en 2009.

J’ai effectué plusieurs approches auprès de différents publics lors de mes études : enfants et adolescents placés par l’Aide Sociale à l’Enfance, personnes en situation de précarité suivies par le Conseil Départemental, jeunes accompagnés en Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique, personnes en situation de handicap en foyer d’hébergement.

Titularisée en 2011 en foyer d’hébergement, j’ai assuré l’accompagnement des personnes en situation de handicap mental et physique dans leur vie quotidienne (accompagnement éducatif budgétaire, accompagnement administratif, accompagnement éducatif, animation d’ateliers, réalisation de projets d’action…).

En 2014, en plus de mon emploi auprès de ces personnes, je prends en charge le développement de la communication des foyers d’hébergement de l’association auprès des Instituts Médico-Educatifs (rencontre des jeunes en situation de handicap pour leur présenter les foyers d’hébergement).

En 2015, j’accepte un poste de responsable d’hébergement toujours auprès de ce public. Cet emploi consiste à encadrer les équipes des services généraux, des travailleurs en situation de handicap et assurer la gestion logistique de l’établissement.

En 2016, je m’oriente vers la formation que je réalise déjà depuis de nombreuses années avec la participation aux jurys d’évaluation pour les cursus suivants :

  • BTS ESF.
  • DE CESF.
  • Formation AES (accompagnant éducatif et social ancien AMP : aide médico-psychologique).
  • CAP AEPE (Accompagnant éducatif petite enfance).

En 2016, j’intègre la fonction publique en tant que contractuelle et enseigne en lycée professionnel en biotechnologie (sciences appliquées d’alimentation et enseignement en prévention santé-environnement).

En 2017, j’intègre une école privée pour enseigner en BTS ESF enseignement technologique (matière habitat-logement), professionnel (actions professionnelles, méthodologie d’investigation et de projet) et social (connaissances des publics) et en BTS SP3S enseignement social (connaissances des publics).

Depuis 2016, j’enseigne également auprès des AES (connaissances des politiques sociales et enseignement professionnel).

Je me suis donc consacrée uniquement à la formation et ne suis plus sur le terrain.

Aujourd’hui je suis référente de deux filières BTS ESF et CAP AEPE. Et j’interviens aussi dans les jurys d’évaluation.

 

  • Depuis combien de temps travaillez-vous au CPES-IPRESS ?

Je travaille au CPES-IPRESS depuis septembre 2020.

 

  • Vous intervenez au niveau de quelles formations ?

J’interviens au niveau du BTS ESF et du CAP AEPE:

BTS ESF et CAP AEPE  enseignante référente de ces deux formations.

ESF : matière Habitat-logement, connaissances des politiques sociales, méthodologie d’investigation.

CAP AEPE : enseignement professionnel.

 

  • Quel est votre rôle dans ces formations ?

Je suis professeur référente de ces formations (BTS ESF et CAP AEPE).

Je fais le lien entre la théorie et la pratique: apports professionnels de la formation, attentes du terrain, lien avec le public, transmission des valeurs professionnelles.

En résumé, je m’assure que les étudiants comprennent en quoi ce qu’ils apprennent aujourd’hui en cours est indispensable pour exercer ce métier.

 

  • Pouvez-vous partager avec nous quelques avantages et inconvénients de votre métier ?

Quelques avantages du métier de formateur que je pourrais citer sont : le plaisir d’enseigner, de transmettre des valeurs professionnelles, d’échanger, de former les futurs professionnels. Un formateur fait partie des acteurs aidant au développement des étudiants et à leur réussite professionnelle. Et ça c’est bien plus qu’un avantage du métier.

Comme pour tout métier, il y a aussi des inconvénients et pour celui de formateur, le temps alloué à la préparation des cours est conséquent.

 

  • Décrivez-nous votre journée type.

Quand j’ai des cours à dispenser, ma journée se résume comme suit: cours dans plusieurs classes, des petites pauses, la pause déjeuner puis j’enchaîne avec d’autres cours.

Hors cours, je prépare les cours à venir, des conseils de classe et mes supports pédagogiques; je corrige des devoirs, appelle des structures. J’échange aussi avec les étudiants qui en ressentent le besoin.

 

  • Dans le cadre de leur formation, vos étudiants doivent réaliser des stages, comment les accompagnez-vous à cette étape importante de leur cursus ?

La recherche de stage est assurée par les étudiants. A deux mois du stage, je leur propose un accompagnement collectif dans un premier temps puis individuel.

Un classeur avec les coordonnées des structures ayant déjà accueillies des stagiaires est mis à leur disposition.

 

  • En quoi les métiers auxquels vous préparez vos étudiants sont-ils intéressants ?

Accompagner des personnes en situation de vulnérabilité, apporter des solutions et du soutien à ceux  qui rencontrent des difficultés sociales, professionnelles, familiales. S’assurer de la protection des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap, personnes à la rue, personnes isolées, personnes malades, familles). Je trouve très intéressant d’accompagner et d’aider ceux qui en ont besoin.

 

  • Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour travailler dans ce(s) secteur (s) ?

Les qualités sont relatives à l’éthique professionnelle et à nos valeurs : bienveillance, bientraitance, respect, autonomie, positivisme, objectivité, empathie, ouverture d’esprit, patience.

 

  • Quels conseils donneriez-vous à ceux et celles qui veulent suivre cette (ces) voie (s) ?

Ces métiers se réalisent par vocation et non par nécessité. Il faut apprécier l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité, aimer le travail d’équipe, apprécier la recherche de solutions. Il faut être empathique et savoir se remettre en question dans les pratiques professionnelles.

 

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